Budget : la Cdefi s'inquiète pour ses écoles privées

À l'heure des arbitrages sur le budget à venir, la Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs s'alarme, dans une note publiée le 25 juillet 2014, des baisses des subventions accordées aux écoles d'ingénieurs privées. Dans une tribune adressée aux rédactions le 25 juillet 2014, la Cdefi (Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs) s'élève contre la baisse des subventions publiques accordées aux écoles privées associatives. Elle interpelle le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à la veille des derniers arbitrages sur le budget 2015. De 80,5 millions d'euros en 2012, ces subventions publiques sont tombées à 70 M€ en 2013 et à 64,7 M€ en 2014. Le niveau de subvention, qui s'élevait à 1.500 € par étudiant il y a trois ans, est ainsi descendu à 1.000 € cette année, indique la Cdefi. De quoi inquiéter son président, Christian Lerminiaux : "Le budget des écoles privées a tendance à jouer la variable d'ajustement, il faut que la décroissance s'arrête". UN NOUVEAU RISQUE DE DIMINUTION Ce n'est pas un hasard si la conférence tire la sonnette d'alarme en cette fin juillet. Le budget 2015 est en préparation et la répartition des deniers publics n'est pas encore finalisée. "Pour les écoles privées, le financement ne dépend pas seulement du programme 'enseignement supérieur' mais aussi du programme 'travail', et on sent qu'il y a un nouveau risque diminution, confie le président. Nous demandons donc une prise de position claire sur les écoles privées qui, je le rappelle, assurent une mission de service public." La Cdefi note en outre que ces établissements "supporteront en 2015 les conséquences d’autres mesures gouvernementales telles que la réforme de la taxe d’apprentissage, qui devrait conduire à une baisse de ressources de l’ordre de 25 % au minimum, ou encore les effets économiques de la restriction de délivrance de masters internationaux par les établissements privés". "Demander aux parents de compenser la différence n'est pas acceptable, précise le responsable. Ces établissements méritent de garder un niveau de subvention raisonnable. Aujourd’hui, plus du quart des diplômes d’ingénieurs sont délivrés par ces écoles."